Nocturne en deux lunes (Piedrahíta)

Lune première  ****🌖****

 

A l’aube de ma vie je m’échinais à comprendre

Puis je me recroquevillais avec la même obstination

Afin de n’occuper pas plus d’un demi-cœur non préhensible…

 

J’apprivoisais les nuits lentes à arpenter

Dans le noir des buissons ardus à se mouvoir

Ombres de l’onde couvrant les champs d’étoiles…

 

Pourquoi mon âme est-elle si bleue comme l’orange ?

Mes yeux translucides éclairent d’un regard neuf sous mes paupières

Et veillent sur ces questions sans jamais y donner corps….

 

Puis j’habitais les printemps de la vie consciente

Sans jamais m’inscrire dans ces mots fascinants

Sans jamais me dire ces maux presque fascisants… ?

 

Les chutes les plus violentes furent aussi les plus belles

Mon esprit chahuté bravait tous les codicilles

Avec l’élégance du condamné à chaque fois gracié…

 

🌗Deuxième nuit *****

 

La pluie goutte délicatement

Mes paupières me crient leur sommeil raisonnable

Ma main au pinceau fébrile

C’est ma promesse d’un jour entier

Sans déception ni regret

Alors j’écoute mon âme et je compromets

Dans l’idéal, un monde docile et bienveillant…

 

Au-devant de moi ces collines arides

Fouettées par un vent avalant en bourrasques

Sèche cette nature brûlée au désert des saisons rugueuses

Le jour comme du côté des cieux d’étoiles

Gravissent les constellations les unes après les autres

Ainsi le voile du temps s’envole

Dans les heures passées à rêver…

 

 

 

 

 

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